Bye bye Japon, un sacré chemin parcouru entre le moment de nos errances à l’arrivée à Narita et l’insouciance dans laquelle on baigne après un mois et demi de traversée. En pensant à la variété des lieux parcourus, on a l’impression d’avoir ouvert une belle route, en tout cas c’est devenu notre route : Tokyo et son animation de super mégapole, le Mont Fuji, son esprit et ses cinq lacs, la route cyclable du Pacifique de Shizuoka à Irako, Ise et ses fervents pèlerins, Kyoto pris entre la merveille de son sanctuaire Fushimi et la belle animation de son quartier de Gion, Nara la très ancienne capitale et son Bouddha géant, Koyasan et ses monastères et cimetières, la côte nord de Shikoku et ses restaurants fruits de mer, l’île de Naoshima avec la lumière de ses musées, Okayama avec son jardin Japonais et son château qui referme le puzzle d’un morceau d’histoire du Japon, les îles et les ponts de la mer de Seto, Hiroshima et le silence qu’il inspire, Shimonoseki avec son détroit qui ouvre la porte à la Chine, Shanghai presque à portée de vue...Un  itinéraire où on est parfois tombé dans le piège de la montagne trop raide (les 6 kms à 14-18% de l’approche vers le Fuji), ou de l’interminable zone urbaine (la sortie de Tokyo jusqu’à Yokohama), mais en général dans un bon équilibre tourisme - vélo. Et à travers ces sites d’exception, on retient les gens et leur mode de vie, la gentillesse et la courtoisie des personnes rencontrées, l’extrême propreté qui couvre tous les domaines, de l’alimentation à la tenue des bâtiments, de la toilette aux toilettes. Bien sûr tout n’est pas parfait, la rigueur frise parfois la rigidité, il faut sans doute être Japonais pour vivre au Japon. Savoir par exemple s’habituer aux masques anti pollution, pas toujours facile face à des interlocuteurs auxquels on doit s’adresser et dont on ne comprend que pouic. La règle de base est le respect, tant que la règle est respectée, pas de source de conflit.... si ce n’est avec soi même, à force de se retenir pour respecter la règle ! Source de stress ! mais yoga, arts martiaux, apprentissage du contrôle de soi sont là pour palier aux faiblesses de l’être.

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Et si c’était à refaire ? Comme au Canada, on ne changerait rien. Sauf peut être la montée à 18%.

Merci à Sacha et Yoko pour vos précieux conseils, et à Kennichi et Tomomi pour l’accueil chaleureux qui nous a ouvert ce grand espace.

Et à propos de nos vélos...

Après 7800 kms de route, on a largement passé le stade du vélo-jouet, on ne dit plus  « je m’en vais faire du vélo », on fait simplement du vélo, sans le dire, sans se poser la question, pour se déplacer, voyager, avancer. Le vélo est en nous, le vélo est nous. J’ai envie de dire « Vive le vélo, son cadre surtout s’il est en acier, ses deux roues et ses rayons lumineux, sa chaîne luisante et ses engrenages, son porte bagages qui cache notre maison ambulante, ses patins de frein, sa sonnette et son garde boue en polystyrène, ses lumières qui guident notre chemin. Et vivent nos mollets qui lui collent à la peau, notre esprit qui s’évade et vagabonde, de place en place, de pays en pays». Qu’est ce que c’est  beau, un vélo !

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Louison nous a envoyé un plaidoyer pour la défense de notre planète, c’est poétique et ça parle bien sûr de vélo, à condition d’écouter jusqu’au bout. Irrésistible.

https://www.youtube.com/watch?v=64DLR1IaDy8

Jacques Gamblin au Parlement des écrivains

 

Et bonjour Korea, on arrive !!!

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