Une longue et bonne nuit, coucher 20h, lever 7h, qui dit mieux ? Une grosse humidité parfaitement maîtrisée dans une tente bien montée, et au réveil... la tente extérieure est trempée, tout le reste est au sec. Notre terrain de camping ferme ses portes aujourd’hui pour durée indéterminée, on est les derniers clients, décision du propriétaire pour la plus grande tristesse du gérant. Quelques habitués se disent au revoir et s’enlacent pour la première et dernière fois, mais où vont ils pouvoir planter leur caravane ?

Les nouvelles circulent vite, on apprend l’incendie de Notre Dame de Paris. Terrible, on se sent Français pour de vrai, un événement qui nous concerne et nous attriste, on va passer la matinée à rouler en symbiose avec les pompiers de Paris.

Un défi nous attend ce matin : il faut arriver à Hotwater Beach au moment de la marée basse, vers 10 heures. C’est un endroit particulier qui fait le régal des géothermiciens : les volcans en activité il y a 5 millions d’années ont imprégné la roche, à 2000 mètres sous nos pieds, d’une température qui se refroidit très lentement. Des réservoirs d’eau récupèrent la chaleur qui remonte à la surface sous forme de sources d’eau chaude, elles jaillissent dans le sable à marée basse. Pour nous, il faut d’abord traverser à vélo la forêt (très belle), passer une longue colline comme si on grimpait l’échelle des pompiers... et à 10h30, on est à la plage.

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C’est rigolo. Une plage déserte, et au loin, un filet de couleurs vives. On s’approche, on a d’abord l’impression d’apercevoir des gens partis à la cueillette de crabes, bigorneaux, couteaux, crevettes... comme en Bretagne. Mais plus on s’approche, plus on les voit tassés les uns sur les autres, avec des pelles, on pense à des chercheurs d’or qui se querellent un morceau de territoire. Chacun s’est creusé son bassin dans le sable, petite piscine, pour un bain d’eau chaude qui sort à 60 °. On a l’air fin avec nos clés allen, en l’absence de pelle, on s’approprie les piscines vides.

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La suite... une ballade agréable dans la verdure des petits vignobles jusqu’à la Mercury Bay, un coup de  ferry et on atterrit à Whitianga pour une soirée cool dans une cabine, reprendre des forces et de l´énergie avant le dernier tronçon vers Coromandel. Toujours un super beau temps, j’ai l’impressIon que les saisons ont été sympa avec nous depuis le début. Ça aide...

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