Après un repas léger hier soir dans un restaurant chez l’habitant, une nuit passée dans une auberge (de jeunesse ?) presque chez l’habitant, avec à chaque fois un accueil chaleureux par des gens heureux de participer à notre voyage, le mimétisme se met en place, on se sent en osmose avec nos hôtes Japonais.

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Et ça tombe bien, car la visite des lieux sacrés de Ise Jingu s’adresse d’abord aux Japonais, qui viennent avec raison se recueillir auprès du Kami ancêtre de leur famille impériale. Si on annonce 6 millions de visiteurs chaque année, ce sont quasiment tous des Japonais. Et pourtant, on passe inaperçu. Les deux lieux de visite sont très semblables, des sanctuaires simples, austères, bien moins rutilants que ce qu’on avait vu à Tokyo. Ici pas de couleurs vives, juste un recueillement sincère. On assiste bien sûr au rite de la purification par l’eau, à la prière (rapide) au Kami, au lancer de monnaie. De brèves cérémonies privées sont animées par des prêtres, elles peuvent s’adresser à un individu ou à un groupe, sans doute des familles venues pour une adresser une pensée envers un défunt. Le prêtre se positionne face au groupe dont il va bénir individuellement chaque personne, puis il emmène le groupe en file indienne pour le rituel de la prière, c’est simple, malgré l’apparence théâtrale propre à tout rituel.

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La surprise du jour... c’est le Kami cheval, en chair et en os, imperturbable dans son petit sanctuaire.

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Au pied du 1 er sanctuaire, Okage Yokocho, un village de petites boutiques souvenir aux 1000 choses inutiles, et des kiosques avec toutes sortes de mets Japonais, on résiste car l’heure est au sucré, et on a encore du mal avec le poisson à l’heure du petit déjeuner. On retient l’orange à la paille, une grosse orange dans laquelle un appareil racle la pulpe pour produire le jus que l’on aspire à l’aide d’une paille placée dans le trou utilisé par l’appareil racleur... Trop bon.

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On termine notre visite au musée Jingu Chokokan Muséum, qui évoque l´activité des prêtres. Tous les sous-titres sont en Japonais, aucune traduction en Anglais, mais on comprend certaines choses. Les prêtres préparent chaque jour une nourriture sacrée qu’ils offrent aux Kamis. Comme chez les scouts, leur travail commence par l’allumage du feu, fait de façon traditionnelle avec un jeu de baguettes à frotter. Evelyne flache pour les baguettes, et moi pour le plateau de nourriture.

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On oublie les 40 kms pour aller de Ise à Tsu, c’est samedi après-midi, il semble que tout le monde a eu la même idée d’aller faire les courses de fin de semaine, on roule dans la bruine le long de 40 kms de bouchons, on se croit sur la route de  Douvaine à Thonon. Les vieilles maisons à l’abandon au bord de l’eau après le vieux pont à l’entrée de Tsu nous font oublier tout ça.

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