Compte rendu de la soirée d’hier : Soirée passée dans la zone industrielle en face de notre hôtel, au restaurant Hamazushi. Accueil robotisé, mais une jeune fille nous guide avec le dossard 33 vers la table 33. Elle est sympa, elle branche L'IPAD sur la langue anglaise, et nous laisse seuls, face à notre faim et à notre destin. Pour L'IPAD, on a compris le fonctionnement hier soir, mais pour le tapis roulant qui transporte les plats.... ça nous prend quelques minutes. On hésite à se servir en voyant des plats défiler sur le côté de la table - sushis, petits plats XXS de légumes ou fried chicken, boissons, desserts - et dans le doute, on laisse passer et on utilise l'IPAD pour passer la commande. On rate bien sûr la livraison du 1er sushi commandé, mais on comprend vite. Quand la musique la-lalalala-lalalala-lalalala-lalalala-la se met à jouer dans notre IPAD de la table 33, il faut immédiatement se mobiliser pour intercepter le plat commandé. Ça ressemble à la livraison des valises sur le tapis roulant de l'aéroport, avec une différence : si tu rates le plat, tu l'as dans l'os car il n'est pas prévu un 2ème tour. Ça devient un jeu, c'est Noël, on se met à commander n’importe quoi pour entendre le la-lalalala-lalalala-lalalala-lalalala-la, c'est ludique. Et c'est malin car chaque plat vaut environ 1 euro, c'est peu, mais multiplié par beaucoup ça fait un bon chiffre d'affaire pour Hamazushi. Et finalement, on s'est nourri au point d'être prêt à repartir. Delphine nous avait prévenus : la robotisation est en route, espoir du futur ! Je me pose la question : qu'est ce qui se passe si on prend un plat qui ne nous concerne pas ? Je n'ose pas tester la réponse. 

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Départ marqué ce matin par une haie d’honneur sur les câbles électriques, on est dans un film de Hitchkok. 

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On a trouvé une super route pour se rendre à Kyoto, on la conseille à tous les voyageurs à vélo qui veulent aller de Fuji à Kyoto. On avait remarqué hier des panneaux signalant la Pacific bicycle route, on l’avait empruntée un moment et on l’avait quittée - peut être à tort - pour éviter le détour du cap de Omaezaki. On la retrouve aujourd’hui, petite piste agréable et tranquille qui nous fait passer le plus souvent le long de la mer, exactement ce qu’on aime. Le GPS ne la connait pas, on roule donc à l’aveuglette, ça nous coûte quelques détours (terrain de golf, traversée des fleuves), et un moment de pousse pousse sur un passage ensablé. En contrepartie, on a la vue sur la mer bien déchaînée, des surfeurs, des rizières en quantité, des vols de ibis, des passages en terres agricoles avec cultures sur sable, des personnes âgées usées qui travaillent leur jardin... c’est enfin la campagne, loin des trottoirs auxquels on avait commencé à s´habituer.

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